Centre médico-chirurgical de Tronquières : “Ce laser est révolutionnaire” 

Le Centre médico-chirurgical (CMC) de Tronquières, à Aurillac, est doté d’un nouvel appareil chirurgical. Il s’agit d’un laser qui permet de traiter les adénomes de la prostate.
 
Le docteur Baptiste Olivi n’arrive pas à dissimuler son enthousiasme derrière son masque chirurgical. Et pour cause, depuis un mois, le service urologique du Centre médico-chirurgical (CMC) est doté d’un appareil « révolutionnaire ».
Le médecin souligne : « Les traitements laser pour les adénomes (*) existent depuis longtemps, on utilise la vaporisation ou l’énucléation ». Mais, cela n’est pas sans conséquence pour la santé des patients. Car ce sont des techniques opératoires compliquées qui peuvent provoquer des brûlures ou des saignements importants.
 
Alors, pour s’équiper, le docteur Olivi a préféré attendre le bon outil. Finalement, le laser tant espéré a été créé par l’entreprise française Rocamed. Cette machine permet de réduire sensiblement la taille des adénomes de la prostate chez les hommes de plus de 55 ans. « Cet appareil permet de s’adapter à l’âge et aux conditions de santé du patient : une énucléation après 85 ans provoque des fuites urinaires, ce n’est pas le but », détaille-t-il.
Depuis la réception de ce nouvel outil, il y a environ un mois, l’urologue est comblé. « Je suis passé du Moyen-Âge à Star Wars là. » Une évolution qui a un coût, la clinique a déboursé environ 170.000 euros pour cette machine high-tech. Mais, pas d’inquiétude pour les patients, le médecin s’engage à ne pas prendre de dépassements d’honoraires pour ce traitement.
 

Devenir un centre de référence

Comme pour prouver l’efficacité du laser, le spécialiste montre une vidéo réalisée par l’un de ses confères. On peut y apercevoir un adénome, « d’environ 120 grammes » être grignoté par le laser au fil de l’opération. « Une fois cet outil en main, il faut réaliser des mouvements circulaires, pour effacer l’adénome au fur et à mesure ». Ce qui impressionne le plus dans cette vidéo, c’est l’absence de sang. « C’est génial que ça ne saigne pas, car pour des jeunes chirurgiens, ça peut être difficile à gérer. »
 
Ce nouvel outil peut donc faire du CMC un pôle de santé attractif. « Il n’y en a aucun entre Bordeaux et Lyon, ça peut nous aider pour attirer de jeunes médecins », analyse celui qui travaille à la clinique aurillacoise depuis une dizaine d’années maintenant.
Car, les nouveaux professionnels ont un certain niveau d’exigence pour intégrer une clinique ou un service. « Ce n’est pas le territoire qui les attire, alors autant les faire venir avec un plateau technique complet », décrypte l’urologue.
D’ici 2022, le docteur Olivi espère voir le CMC devenir un centre de référence dans l’utilisation de ce nouvel outil. Il s’agit de le maîtriser à 100 %, pour ensuite former des confrères de tout l’Hexagone. Encore un point positif pour le spécialiste des problèmes de prostate. « Puis, c’est facile d’utilisation pour les infirmières. Tout le monde est gagnant, nous, les patients, les infirmiers, c’est vraiment magique ! »
 
© Estelle Lévêque, La  Montagne - 24/07/20

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