La péridurale déambulatoire :  Une nouvelle manière de vivre son accouchement 

Accoucher, c’est bien connu, ça peut faire mal. Et quand on a mal, et bien naturellement, on a envie de bouger. A partir des années 80, l’utilisation de la péridurale a été largement déployée en obstétrique permettant d’apporter une solution médicale qui limite la douleur due aux contractions durant le travail. 
 

En 2018, d’après le recueil des indicateurs du réseau de périnatalité de Bretagne Occidentale (RPBO), plus de 82% des femmes accouchant en Finistère ont bénéficié d’une anesthésie péridurale. Mais en contrepartie, la péridurale classique réduit considérablement voire empêche la mobilité.  
 
Or aujourd’hui, choisir entre douleur ou mobilité ne satisfait plus l’ensemble des femmes et certaines d’entre elles hésitent à la demander. Recherchant plus de physiologie, celles-ci souhaitent d’avantage être actrices de leur accouchement et pouvoir adopter pendant le travail des positions variées qui vont faciliter la naissance de leur bébé. 
 
Depuis 2015, les équipes d’anesthésie et du bloc obstétrical du Centre Hospitalier Privé Brestois (CHPB) Keraudren travaillent sur une alternative : la péridurale déambulatoire.  Cette technique d’anesthésie permet à la fois de diminuer la douleur sans limiter la possibilité de mouvement.  Cette méthode est rendue possible à la maternité Keraudren grâce à l’investissement et à l’implication des équipes soignantes. Pour ces professionnels de terrain, la physiologie de l’accouchement et la qualité l’accompagnement sont au centre de la démarche de soins et contribuent à limiter la médicalisation des naissances. 
 
La mobilité est une composante naturelle et essentielle de l’accouchement. Elle aiderait notamment à régulariser la fréquence des contractions et faciliterait le positionnement de l’enfant pour la naissance mais surtout elle améliore le vécu de l’accouchement. 
 
Posée selon un mode opératoire identique, La péridurale déambulatoire comporte les mêmes contreindications que la méthode classique (scoliose, trouble de la coagulation, infection cutanée, fièvre le jour de l’accouchement). Quelques minutes suffisent à l’anesthésiste de garde au bloc obstétrical pour l’installation du matériel. Après vérification des paramètres cliniques et de l’efficacité de l’anesthésie, la future mère peut alors se lever, marcher, se mouvoir tandis que le travail se déroule. Les contractions sont ressenties mais la sensation de douleur est abaissée à un seuil supportable. Un matériel sans fil adapté permet l’enregistrement en continu du rythme cardiaque du bébé ce qui garantit la sécurité de la surveillance. 
 
 
L’échange avec l’équipe des sages-femmes tout autant que le rôle de l’accompagnant sont essentiels. 

Lorsque l’intensité des contractions augmente au cours du travail, que la douleur devient difficile à tolérer ou que la fatigue s’installe, il est possible à tout moment de passer à une péridurale classique. La demande est prise en compte sans délai et la patiente rapidement soulagée. 
 
La différence avec une péridurale classique réside dans la concentration de produit anesthésiant.  Ceci offre la possibilité d’adapter la réponse au besoin : on parle alors du concept de Flexidurale.

- En début de travail, la douleur est modérée. Le besoin d’anesthésie est moindre et le bénéfice de mobilité est grand. C’est le moment propice pour proposer une péridurale déambulatoire : le produit est alors peu concentré.
- En phase active du travail, la douleur augmente : à la demande de la femme, il suffit d’adapter la concentration de produit sans changer de dispositif. La patiente reste allongée.
- En fin de travail lorsque la douleur est intense ou qu’il y a une indication de césarienne en cours de travail: la concentration moyenne d’anesthésiant ne suffit plus et est adaptée à une concentration plus forte. 
 
Ainsi, grâce à la péridurale déambulatoire, la mobilité favorise un accouchement plus physiologique. Par ailleurs, cette technique permet aux mamans accouchant à Keraudren, une plus grande autonomie pendant le travail, une participation active à l’accouchement et donc améliore le vécu de la naissance. 

Contact

Pour plus d’informations : news@elsan.care