L’hommage de Jeane Manson aux soignants aurillacois qui lui ont sauvé la vie

Américaine de sang mais Aurillacoise de cœur, Jeane Manson doit beaucoup à la France, et tout particulièrement à Aurillac (Cantal) et ses soignants qui lui ont sauvé la vie le mois dernier.

« Si je dis qu’Aurillac m’a sauvée la vie, c’est la vérité ! » Victime d’un sérieux problème vasculaire qui la paralysait depuis des mois, avec une aggravation qui avait dû échapper à ses médecins espagnols, bloquée en Espagne à cause de la crise du Covid-19, Jeane Manson, a finalement pu rejoindre le Cantal sur les conseils de sa manager, l’Aurillacoise Sophie Courbou-Geninatti, et sur avis médical du docteur Patrice Claisse, ami et médecin du Stade Aurillacois.

Grave souci cardiaque

Lors d’une consultation en urgence le 10 juin au cabinet du docteur Kader Aras, chirurgien vasculaire au Centre médico-chirurgical (CMC) Tronquières, le diagnostic est posé : obstruction complète de l’artère fémorale à la cuisse gauche sur une longueur de 45 cm. Une prise en charge et un projet thérapeutique sont envisagés après une évaluation réalisée par le docteur Otel, cardiologue en centre-ville, qui confirme un grave souci cardiaque chez la chanteuse, à l’origine de la complication au membre inférieur.
Le docteur Aras sollicite en urgence l’avis du docteur Louis Viallard, cardiologue au centre hospitalier Henri-Mondor, qui effectue dans la foulée, une coronarographie avant une prise en charge au bloc opératoire du CMC.

Dix jours de soins intensifs

Transférée au sein du service de chirurgie vasculaire du CMC, l’artiste subit une fibrinolyse intra-artérielle. Selon le docteur Aras, cette technique innovante mini-invasive permet de sauver « une centaine de membres par an » au CMC et guérit les obstructions vasculaires sans recours à la chirurgie, sans cicatrice, pour un taux de réussite de 90 %. « S’il est rare de pouvoir traiter par fibrinolyse intra-artérielle, c’est à cause du coût des équipements radiologiques lourds. » Traiter un patient par fibrinolyse nécessite un bloc opératoire hybride avec navigation intra-artérielle en réalité augmentée, un suivi intense et un contrôle strict du praticien toutes les quatre heures durant les 48 heures suivant l'intervention.

Après dix jours de soins intensifs sous l’étroite surveillance du docteur Markarian, chef de l’unité de soins intensifs au CMC, Jeane Manson est aujourd’hui complètement rétablie.

« Le personnel soignant de l’hôpital et du CMC a fait un travail remarquable »

Elle ne conservera aucune séquelle mais devra faire l’objet d’une surveillance et suivre un traitement pendant quelques mois. « Je ne peux que me sentir très chanceuse d’avoir été aussi bien entourée, a déclaré, samedi, la chanteuse. Le personnel soignant de l’hôpital et du CMC a fait un travail remarquable. J’ai eu les bons intervenants, le docteur Claisse, puis les docteurs Viallard et Otel à l’hôpital, les docteurs Markarian et Aras au CMC. Leur professionnalisme m’a été vital et je ne les remercierai jamais assez pour m’avoir permis de reprendre ma vie d’avant. »
Au cours de sa convalescence, Jeane Manson a pris le temps de découvrir le Cantal.

"Le lendemain de mon opération, les médecins m’ont dit de marcher 2 km alors qu’en arrivant je ne pouvais faire que 2 mètres. J’ai alors pu fouler cette merveilleuse région qu’est le Cantal, ses chevaux, ses paysages à couper le souffle, ses fermes et ses vaches, sans oublier ses commerçants qui me réservent toujours un accueil chaleureux."

Aujourd’hui Jeane Manson a repris le cours normal de sa vie : la promotion de son dernier album Latina sensacion, et les répétitions de sa pièce de théâtre Des larmes de crocodiles avec Popeck, et qu’elle espère jouer à Aurillac. 

© La Montagne, 05/07/20

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