Le Médipôle Saint-Roch à Cabestany inaugure sa nouvelle unité de dialyse médicalisée

Nommée UDM Carlit, cette nouvelle unité vient compléter l'offre de traitement de l'insuffisance rénale chronique de la polyclinique Saint-Roch, entre l'accueil en centre lourd et celui en unité de dialyse.
La nouvelle structure du centre de néphrologie permet d'accueillir chaque jour depuis début septembre dans de vastes locaux aérés et clairs, huit patients hémodialysés chroniques.
Le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), responsable de l'unité, aux côtés de l'équipe médicale du centre de néphrologie et de Philippe Aulombard, directeur de la polyclinique, précise les raisons de cette mise en place.

Pourquoi Médipôle a-t-elle élargi sa capacité de traitement en dialyse ?
Parce qu'elle répond à un besoin. Quand on regarde l'évolution des chiffres de 2016 à 2020, on constate une augmentation de 23 % de patients insuffisants rénaux chroniques. Durant les périodes de vacances, surtout l'été, nous pratiquons 2000 séances supplémentaires par an. L'ouverture de cette unité était nécessaire et permet de favoriser la mobilité des patients hémodialysés.

Qu'est qu'une Unité de dialyse médicalisée ?
Nous avons un système en France qui est basé sur une graduation des soins. Les patients sont traités dans des structures différentes selon leur état médical pour assurer la suppléance de leur fonction rénale déficiente en attendant le stade ultime de la transplantation rénale lorsqu'elle est médicalement possible.

Qu'est-ce qui a déterminé la mise en place d'une entité supplémentaire ?
On s'est rendu compte qu'entre l'unité lourde qui accueille un patient fragilisé, fatigué, qui arrive en ambulance et qui réclame une surveillance continue et l'unité d'autodialyse, actuellement archipleine, traitant un patient plus jeune, en activité et stabilisé, il existait un palier intermédiaire à combler permettant une parfaite adaptation aux besoins de santé et de surveillance médicale d'une autre catégorie de patient, lui offrant une possibilité supplémentaire de préserver au mieux sa qualité de vie en terme familial, environnemental, professionnel et psychologique. La permanence des soins est assurée 7 jours sur 7 et 24 h/24 avec des séances de dialyse en soirée de 19 h à minuit. Un parcours de soins personnalisé en quelque sorte.

Le patient est-il informé sur les différentes prises en charge qui s'offrent à lui?
Nous avons mis en place une importante démarche d'éducation thérapeutique à la maladie rénale chronique dès la première consultation, avec une équipe pluridisciplinaire constituée d'un médecin, d'une psychologue, une infirmière, une diététicienne et une assistante sociale. Le patient se voit proposer un choix entre divers traitements et reçoit des précisions sur la transplantation d'un rein. Un patient subit 12 heures de dialyse par semaine. Il y a forcément des relations humaines fortes qui s'établissent entre lui et les soignants qu'il rencontre 156 fois dans l'année. Jouxtant les boxes de dialyse, la salle de traitement d'eau de ville permet par un système ultra-perfectionné de filtrations et osmose à très forte pression de la rendre chimiquement totalement pure pour alimenter chaque poste de dialyse.

L'indépendant  - Patricia Vedrenne
Crédit photo : l'indépendant

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